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La voiture connectée, dernier virage avant l’autonomie
Les véhicules actuels peuvent se connecter à Internet via un téléphone portable et faire ainsi profiter le conducteur de multiples applications. © Skoda

La voiture connectée, dernier virage avant l’autonomie

Publié le 14 octobre 2016

Pas encore autonome la voiture connectée. Bardée de technologies innovantes, cette automobile d’aujourd’hui soulage cependant le conducteur de nombreuses tâches. Avant la prochaine étape : le véhicule autonome.

C’est un fait bien établi. À bord de nos voitures, les systèmes électroniques se sont définitivement installés. Il suffit de déambuler dans les allées d’un Mondial de l’automobile de Paris entré dans son dernier week-end pour le constater.

Alors que pour la motorisation électrique, les fabricants présentent sur leur stand un ou deux modèle(s) en moyenne, quasiment toutes les voitures exposées (électriques incluses) embarquent des dispositifs automatisés. Leur rôle ? Contrôler et gérer les différentes fonctions de l’automobile ainsi qu’établir une communication avec le monde extérieur via Internet. Avec comme objectif de faciliter la tâche du conducteur. Mais quels sont donc les bénéfices de ces équipements ?

Conduite déléguée, trajectoire assistée

Concrètement, une bonne partie vise à débarrasser le chauffeur d’un certain nombre d’actions requérant une manipulation ou une intervention directe de sa part. Comme l’allumage des phares qui se fait maintenant seul dès que la luminosité devient trop faible. Tout comme leur extinction une fois sorti d’un tunnel, par exemple. La gestion des essuie-glaces est elle aussi devenue automatisée, à l’image de la vitesse via l’activation d’un régulateur. Plus récentes : les aides au stationnement (alarmes, caméra de recul) quand ce n’est pas la voiture qui se gare toute seule avec ou sans personne à son bord.

Autre application de l’électronique embarquée : sécuriser et assister la conduite. Cela passe par l’antiblocage des freins et le contrôle actif de la trajectoire. Grâce aux systèmes avancés d’aides à la conduite ou Adas (pour Advanced driver assistance systems), les voitures actuelles peuvent ainsi rectifier d’elles-mêmes la direction si le conducteur vient à “mordre” sur la voie adjacente ou le bas-côté. Certaines peuvent même ralentir si la distance avec le véhicule précédent est jugée trop faible.

Itinéraire ajusté, guidage vers un emplacement réservé

Skoda-smartlinkRien de plus facile aussi pour l’ordinateur de bord que d’accéder à Internet. Pour cela, il suffit de lui raccorder son portable ou d’y glisser une carte Sim qui, par le biais du réseau téléphonique, va se connecter à la Toile. Avec, à la clé, des applications multiples : itinéraire s’ajustant en fonction du trafic, guidage vers l’emplacement réservé ou la station-service adaptée le/la plus proche, etc.

S’affichant sur l’écran de bord, ces diverses informations dispensent le conducteur d’utiliser son smartphone à l’écran nettement plus petit et, surtout, interdit en conduite.

Assistance à la conduite aujourd’hui, autonomie demain

Toute cette technologie reste certes encore réservée à des véhicules moyen à haut de gamme. À l’instar de l’autoradio ou plus près de nous du GPS, ces systèmes vont cependant se généraliser entraînant les coûts à la baisse. Déjà, une automobile sur deux vendues actuellement en Europe possède au moins un système d’automatisation partielle de conduite.

Les progrès effectués dans ce domaine de l’assistance à la conduite font d’ailleurs entrer la voiture dans le domaine de l’autonomie partielle. Autorisés par la législation, le suivi automatique de la voie ainsi que les autres Adas représentent autant d’étapes préalables sur le chemin de l’autonomie complète. Comme l’explique, Rémi Bastien, vice-président du département de recherche sur les véhicules autonome de Renault, « la conduite totalement autonome ne sera qu’un aboutissement de cette longue succession de perfectionnements destinés à faciliter la tâche du conducteur ». O. Clot-Faybesse

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