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Sophie Cluzel, une militante nommée secrétaire d’État aux personnes handicapées
Sophie Cluzel est la première secrétaire d'État chargée des personnes handicapées du quinquennat Macron.

Sophie Cluzel, une militante nommée secrétaire d’État aux personnes handicapées

Publié le 17 mai 2017

Sophie Cluzel est la nouvelle secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. La présidente de la Fnaseph, une fédération d’associations au service des élèves handicapés, aura la responsabilité de mettre en œuvre les promesses d’Emmanuel Macron.

Voilà un membre du gouvernement qui n’aura pas besoin de potasser ses dossiers. Et pas seulement parce qu’elle est mère d’une jeune femme trisomique.

Sophie Cluzel, nommée ce mercredi 17 mai secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, préside depuis 2011 la Fnaseph, la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap.

Un rôle moteur dans la reconnaissance des AVS

Son association a joué un rôle moteur dans la reconnaissance par l’État du besoin de recruter des auxiliaires de vie scolaire, à la fin des années 90, comme elle le racontait dans un entretien accordé à faire-face.fr.

Puis dans l’évolution du statut de ces salariés chargés d’accompagner les élèves en situation de handicap. Un processus inabouti : le nombre d’AVS reste insuffisant et leur situation précaire.

Un AVS pour chaque enfant en ayant besoin

Emmanuel Macron a d’ailleurs fait de ce sujet une de ses priorités pour le quinquennat.  Il s’est engagé à « donner accès à un(e) AVS à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin ». De plus, il veut « pérenniser ces emplois, les stabiliser ».

Sophie Cluzel sera donc chargée de mettre en musique les mesures qu’elle réclamait depuis des années. Elle devra toutefois compter sur la bonne volonté du ministère de l’Éducation nationale, un acteur-clé.

Les engagements de Macron pour feuille de route

La secrétaire d’État n’a pas que cette réforme à mener à bien. Les engagements de campagne d’Emmanuel Macron lui serviront de feuille de route : améliorer l’accès à l’emploi, ne plus laisser aucune personne en situation de handicap sans solution d’accompagnement ou bien encore aider les aidants. Quelques-unes des ces promesses aux personnes handicapées recensées par faire-face.fr.

Quand la Fnaseph faisait des propositions aux candidats

La Fnaseph avait publié, durant la campagne, son catalogue de propositions aux candidats. L’association présidée par la nouvelle secrétaire d’État leur demandait notamment de faire évoluer la prestation de compensation du handicap enfant pour qu’elle « soit réellement adaptée à leurs spécificités ».

Elle réclamait plus de moyens pour les Maisons départementales des personnes handicapées. Parmi ses revendications figurait également en bonne place l’évolution du secteur médico-social vers le milieu ordinaire de vie.

Un cadre budgétaire contraint

Sophie Cluzel devra toutefois composer avec le cadre budgétaire imposé par Emmanuel Macron. Il a en effet affiché son intention de réduire les dépenses publiques de 60 milliards d’euros en cinq ans. Et le nombre de fonctionnaires devrait diminuer de 120 000. De quoi freiner quelques ardeurs. Franck Seuret

Un secrétariat d’État rattaché au premier ministre

« C’est l’une des nôtres. » Alain Rochon, le président de l’APF, se félicite de la nomination comme secrétaire d’État d’une militante des droits des personnes handicapées. Autre motif de satisfaction : son rattachement auprès du premier ministre, et non, comme c’était le cas jusqu’alors, au ministre des Affaires sociales et de la santé.

« On sort enfin du champ médical, commente Alain Rochon. Le gouvernement affiche ainsi sa volonté de mener une politique transversale du handicap. De plus, son rattachement au premier ministre donne plus de poids à ce secrétariat d’État. Cela peut avoir son importance dans les discussions avec le ministères des Finances et de la santé ou d’autres poids lourds. Mais nous jugerons sur pièces. »

13 commentaires

  1. Nul n’est censé ignorer la loi ?

    Espérons que des dossiers comme celui de l’accompagnement pendant les TAP par les AVS/AESH seront sérieusement approfondis. Ecoutez le Défenseur des Droits et le Conseil Constitutionnel ne serait pas un mal.
    cf
    Périscolaire et AVS – Le Ministère persiste à ignorer la loi
    https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/100517/periscolaire-et-avs-le-ministere-persiste-ignorer-la-loi
    et
     » les AVS ou les AESH, employés par le ministère de l’Éducation nationale, n’ont pas pour mission d’accompagner les enfants aux ateliers théâtre, poterie ou basket. »
    http://www.faire-face.fr/2014/09/29/beaucoup-deleves-handicapes-exclus-activites-periscolaires/

  2. mon epouse handicapee depuis 20 ans a 80 pour cent je craque que faire

  3. On peut ne pas douter des compétences et de la volonté de Sophie Cluzel de favoriser enfin les personnes handicapées mais la tâche sera lourde.
    Aura-t-elle réellement les moyens d’y parvenir ?
    Revaloriser les AVS c’est une excellente chose mais quid de l’AAH et son niveau inférieur au seuil de pauvreté et de la prise en compte des revenus de la compagne ou du compagnon de son bénéficiaire pour son calcul ?
    Quid également du non-respect des lois par la CAF notamment en ce qui concerne l’obligation de l’ASPA pour les retraités handicapés étant déjà à la retraite avant 2017 ?
    Quand on déchiffre le projet de Macron concernant la revalorisation de l’AAH à 900 euros (oui sur 5 ans, soit 20 euros par an – une misère !), on peut douter de l’efficacité de la nouvelle secrétaire d’état aux personnes handicapées, non par manque de volonté mais par manque de moyens.

  4. Et si nous avions la chance qu’elle donne un vrai coup de qualité au dossier AVS. Donner un statut à ces professionnels importants. Des conditions de recrutement revues, une formation, un statut, un déroulement de carrière. Et puis, en finir avec le glissement incontrôlé, avec des arrières pensées de maitrise des coûts, des AVS individualisées au bénéfice d’AVS mutualisées. Les 2 sont utiles mais ce n’est pas forcément le même rôle.

  5. Handicapée de naissance, aujourd’hui agée de 69 ans, toute ma vie j’ai souffert. Avec l’AAH, une misère et pas une aide…… parce que je marche.Elle est belle la vie……bougez vous un peu Messieurs pour la génération qui arrive.

  6. CLUZEL EST LA nous sommes tous sauver,courage dans 5 ans se sera pareil hélas,merci patron(macron) bientôt dieu te le rendra.

  7. Sa fait 8ans que je suis dans le précaire les fin de mois son dur.mais J’aime mon métier

  8. Maman d’une petite jeune fille de 13 ans et porteuse d’une trisomie 21, je suis actuellement confrontée à un problème de prise en charge: Eugénie est en IME, mais ces établissements ont de telles contraintes budgétaires que les modes de transports sont inadaptés et que les horaires d’ouverture des IME sont aussi très rigides et non adaptés pour les parents obligés de continuer leur activité professionnelle.
    Un réel problème.
    A noter également que les batiments de l’IME où est Eugénie ne sont pas accessibles aux fauteuils roulants.
    compliqué en ce moment+++car Eugnénie a une ostéochondrite qui l’empêche de marcher.

  9. MIALON Françoise

    cela fait 40 ans que je suis atteinte d’une sclérose en plaque ; j’ai 61 ans. Malgré la maladie j’ai travaillé jusqu’à ce que la maladie me touche la vue. Je suis malheureusement à la retraite pour invalidité dans la fonction publique territoriale. le montant de ma retraite est 700 € brut par mois/ Je suis très en colère car on travaille ; Le montant de la pension est définitive ; le coût de la vie augmente ; je suis scandalisée on me prélève tous les mois
    32 € de cotisations sur ma pension. Merci au Conseil des ministres de revoir cette situation. Je ne suis pas la seule ; j’en suis consciente.

  10. MIALON Françoise

    Je laisse à nouveau un commentaire ; ça défoule ; face à la maladie l’isolement est présent. Pour le conseil des ministres. Suite au mail que je vous ai transmis. Sachez que mes services validés dans la Fonction publique Etat SERVICE RMI :
    du 01/06/1994 au 01/012001 : 7 ans de liquidation et 19 jours.
    DU 20/06/2001 (suite à ma titularisation par concours où je me suis accrochée) au 17/03/2008.
    J’ai poursuivi suite à la décentralisation le service RMI qui est devenu RSA comme adjoint administratif au 01/01/2009 jusqu’au 17/03/2011.
    Puis malheureusement la maladie a fait des siennes. Alors ma question « à quoi ça sert tout ce parcours professionnel. Je suis dégoutée c’est pour cela que j’écris. La Caisse nationale des retraites des collectivités locales ( à revoir leur calcul ) Mme Mialon Françoise

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