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Assistance sexuelle : appel à candidatures pour une formation certifiante
Acquérir des connaissances sur les situations de handicap, des éléments de sexologie spécialisée et des informations juridiques font partie, entre autres, des enseignements de cette formation.

Assistance sexuelle : appel à candidatures pour une formation certifiante

Publié le 15 février 2016

La première formation certifiante à l’accompagnement sensuel et l’assistance sexuelle des personnes en situation de handicap débutera mi-juin à Paris. À l’initiative des associations CH(s)OSE et Corps Solidaires, elle recherche des candidat(e)s prêt(e)s à s’investir dans ce domaine.

Vous avez 25 ans minimum ? Êtes en bonne santé, autonome financièrement et vivez une vie personnelle et sexuelle équilibrée ? Alors vous pouvez candidater à la première formation certifiante en France à l’accompagnement sensuel et l’assistance sexuelle des personnes en situation de handicap. Objectifs : leur prodiguer une attention sensuelle, érotique et/ou sexuelle quand elles n’ont pas accès à leur corps à cause de leur handicap mais aussi permettre l’acte sexuel à deux personnes ne pouvant l’accomplir sans aide.

Apporter des réponse concrètes inexistantes à ce jour

logo chsoseLes associations française CH(s)OSE et suisse romande Corps Solidaires sont à l’initiative de cette formation de 100 heures d’enseignement réparties sur dix à douze mois, de juin 2016 au printemps 2017. Elles souhaitent apporter des réponses concrètes et adéquates à toutes les personnes en situation de handicap privées de la découverte de leur corps, du plaisir, à cause de leur handicap. Réponses qui n’existent pas à ce jour en France.

ImpressionAu programme de cette formation : l’acquisition de connaissances sur les situations de handicap, des éléments de sexologie spécialisée et des informations juridiques. Elle permettra également aux participants de mener une réflexion éthique et de développer des compétences en approches sensuelles et habiletés sexo-corporelles. Le tout dispensé par des personnes spécialistes de ces questions : des assistant(e)s sexuel(le)s certifié(e)s de l’association Corps Solidaires ainsi que des professionnels de sexologie, psychologie et d’éthique.

Première rendez-vous : le week-end des 18 et 19 juin à Paris. Pour en savoir plus ou candidater, vous pouvez écrire à chsose@gmail.com ou à formation@corps-solidaires.ch

Valérie Di Chiappari

 

12 commentaires

  1. Ah, CHsoSE bouge enfin…. Bien. Un peu poussé par l’ami M.Nuss, directement ou non peu importe et tant mieux.

  2. Des actes sexuels contre de l’argent, ce n’est pas un soin, c’est une passe, que l’acheteur (l’acheteuse, c’est pour la publicité) souffre d’un handicap, soit âgé, ou timide…
    Appeler cela « accompagnement sexuel » ne sert qu’à essayer de le masquer.
    Si on en doute, il suffit de voir qu’un célèbre proxénète franco-belge, en commerçant avisé, veut investir dans ce nouveau marché.
    Dans l’article du Soir du 20 janvier 2012, intitulé Dodo la Saumure veut créer un syndicat pour les maisons closes, on peut lire : « il souhaite « développer ses affaires » en Belgique en créant des « services sexuels à domicile pour les personnes handicapées et âgées ».
    Respecter les personnes qui souffrent d’un handicap, c’est d’abord leur donner accès à l’espace public (on en est loin !), c’est permettre une vie sexuelle libre, avec espace privatif, pour ceux qui vivent en institution. C’est aussi les considérer comme des adultes comme les autres, capables de supporter des frustrations.
    Voir ici le témoignage de VickingJack, en fauteuil depuis ses 18 ans : « Handicapé, votre vision de ma vie sexuelle me donne envie de crier ».
    http://rue89.nouvelobs.com/2011/09/06/handicape-votre-vision-de-ma-vie-sexuelle-me-donne-envie-de-crier-220644

  3. Ah bon ? Les handicapés ont le droit d’être proxénètes, maintenant ?

  4. Je bosse auprès de personnes adultes handicapées. Je suis bien sur conscient que l’ouverture au droit à la sexualité pour les personnes vivant en institution serait une avancée formidable… Mais j’imagine mal l’acceptation du personnel en général quand à ce droit et à la mise en place de ces moments… on n’a pas fini de voir des grimaces, des réflexions dégradantes… bref le quotidien mais en pire… Le médico social français est il prêt ? je le souhaite mais ne peux m’empêcher de douter !

  5. bonjour, personnellement je pense que l assistance sexuel n ai la que pour la rééducation a la sexualité sans pour autant qu il y ai aucune pénétration.

  6. Pouvez-vous me donner une explication à propos du phrase « ..permettre l’acte sexuel à deux personnes ne pouvant l’accomplir sans aide… »?

    Dans l’attente de vous lire

    • Valérie Dichiappari

      Bonjour,
      Par exemple un couple dont les deux personnes se trouvent en situation de handicap et ont besoin d’un accompagnant sexuel pour les aider dans leur acte sexuel. CDLT, la rédaction

  7. On touche le fond…Bientôt des p*tes payées par nos impôts pour br**ler les handicapés?! On rêve…Il n’existe pas de droit au sexe, pas plus que de droit à l’enfant ou de droit à la bonne santé! Il ne manquait plus que ça, qu’on encourage les jeunes à se prostituer auprès des estropiés plutôt que de faire un vrai métier digne et stimulant….À tous les handicapés qui applaudissent cette m**de, vous voudriez que vos enfants fassent ce « métier »?! Qu’ils vous disent qu’ils vont passer leurs vies à br**ler des gens et à lécher du f*utre ?!

    • Pauvre idiot vous n êtes pas concerné par le handicap ni par les handicapés. Quand vous aurez côtoyé les handicapés de plus près vois saurez de quoi on parle !!!

    • Tu as du avoir une enfance bien malheureuse pour être aussi aigri. Je te plains.
      Quant à tes impôts… Je suppose que toi seul devrait en profiter.
      Allez, va donc faire l’amour ça te détendra!!!

  8. Un peu triste le dernier commentaire de « valide »: quand l’assistance sexuelle a été abordée il y a 5 ou 6 ans, l’objectif était d’assister des personnes qui, par leur handicap, n’ont pas la maîtrise de leur corps, alors que le désir sexuel existe comme chez tout être.Après la question s’est posée pour les personnes en institution ou foyer: désirs identiques parfois, un endroit privatif pour les couples qui se forment…Une évolution qui progresse lentement. « Turmeau » souligne la difficulté pour le personnel. Et les témoignages d’assistants existent et éclairent leur approche. A certains, cette lecture peut faciliter leur compréhension.

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