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Sophie Cluzel : « Peut-être que l’AVS ne sera pas là le jour J » de la rentrée
Sophie Cluzel : « Nous avons estimé qu'il fallait 80 000 accompagnants pour honorer toutes les notifications des MDPH. (...) Les moyens sont là. »

Sophie Cluzel : « Peut-être que l’AVS ne sera pas là le jour J » de la rentrée

Publié le 30 août 2017

Sur RTL, ce matin, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées a confirmé qu’il y aura « des dysfonctionnements » à la rentrée tant que l’accompagnement des élèves en situation de handicap reposera sur des contrats aidés. Elle a précisé l’esprit de la réforme qu’elle souhaite mener concernant les auxiliaires de vie scolaire (AVS).

Aucun élève handicapé « ne sera laissé sur le bord du chemin. En revanche, il y a des problèmes de recrutement [des auxiliaires de vie scolaire], c’est indéniable ». La secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, s’est montrée à la fois rassurante et transparente, ce matin sur RTL.

« Nous avons recensé les besoins. »

Pour préparer au mieux cette rentrée, « nous avons recensé les besoins. Savoir ce qu’il y avait encore dans les tuyaux des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) pour ne pas être pris de court. Nous avons estimé qu’il fallait 80 000 accompagnants pour honorer toutes les notifications de ces MDPH. »

Soit 8 000 postes équivalant temps plein de plus que lors de la rentrée 2016. Et les moyens correspondant ont été débloqués, comme l’a assuré, hier, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale : 50 000 contrats aidés et 30 000 AESH, en contrat moins précaire.

L’AVS « sera là dans la semaine qui suit »

Mais « nous sommes dans la moulinette du recrutement (…), a précisé Sophie Cluzel. Il y des contrats aidés qui sont en cours de recrutement. Peut être qu’il ne sera pas là le jour J, ce fameux auxiliaire de vie scolaire (AVS). Mais il sera là dans la semaine qui suit. »

Un peu optimiste, sans doute, Sophie Cluzel, sur ce point. La secrétaire d’État est toutefois « bien consciente qu’il y aura ces dysfonctionnement (…) tant qu’on aura ces contrats aidés ». L’enjeu est donc de « créer des emplois qui soient pérennes ».

Sophie Cluzel veut « créer de vrais emplois de 35 heures »

Ce sera le but du chantier sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap dont le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le prochain lancement, en octobre. « Il faut remettre à plat le statut, il faut mutualiser les financements », a précisé la secrétaire d’État. Les 50 000 AVS en contrats aidés sont à « 24 heures à 680 € nets par mois. »

Sophie Cluzel veut « créer de vrais emplois de 35 heures qui peuvent aller sur le temps scolaire, sur le temps hors scolaire, dans les centres de loisirs, dans les stages, dans l’insertion professionnelle ». Des accompagnants qui suivent l’enfant, à l’école et ailleurs, si besoin. Ambitieux mais nécessaire pour éviter les ratés qui gâchent, chaque année, la rentrée de nombreux élèves handicapés. Franck Seuret

15 commentaires

  1. La MDPH me dit ce jour que je ne peux pas demander une Aide à la Personne (PCH) pour mon fils qui s’occupe entièrement de moi parce que ma pudeur m’aide à me laver et m’habiller seule.
    Il est certain qu’il est bien plus facile de jouer sur les mots. Ma vie est un long fleuve tranquille : je ne sors plus de chez moi car puisque je ne gère plus mon stress, je fais des malaises, ne conduis plus, ne peux plus faire mes courses, ne sais plus faire tourner mes machines à laver, ne peux plus cuisiner, mais je ne peux pas demander de PCH.
    Être handicapé, c’est l’être deux fois !

  2. C’est une bonne nouvelle pour bcp de famille car avoir un enfant handicapé n’est pas simple aujourd’hui nous avons besoin que nos enfants soit au goût du jour que chacun y trouve sa place quelque spit son handicape que l epanounissent soit identique pour tous nos enfants c’est l’avenir de demain donc il y a des possibilité pour chacun il faut les utilisé avec logique et prècision aujourdhui il n’est plus possible de ne pas trouver une solution réfléchie pour ses enfants car les moyen les solution sont là juste les appliqué les faire vivre.je suis ravie de cette bonne nouvelle

    • Vivez-vous au pays des bisounours ? Qu’elle expérience avez vous de l’accompagnement des personnes handicapées ? Merci de votre réponse car là je suis dubitatif.

  3. Ce n’est pas nouveau… Ma fille, handicapée moteur, n’a jamais eu son AVS le jour de la rentrée, résultat, ma fille n’a jamais fait son 1 jour d’école comme tout le monde !

  4. Bonjour du 67,
    J’ai passé avec succès d’entretien du Jury pour l’admission au poste d’AVS début Mai 2017 et depuis plus de nouvelles du tout…la rentrée est très proche…
    Je pense surtout à ces parents qui doivent aussi attendre d’avoir un accompagnant pour leur enfant…
    Aucun moyen (lignes saturées et mails sans réponse…) de joindre le service AVS de l’Education Nationale de Strasbourg…
    J’attends un poste dans la région d’Obernai, Molsheim, Erstein, Barr…
    Il y a-t-il d’autres personnes dans le mm cas d’attente???
    Merci Bonne journée

  5. Le lobby de instutionnalisation mercantiliste peut dormir sur ses deux oreilles.

    Si SC compte utiliser la stratégie des petits pas et s’appuyer sur ceux qui ont toujours détourné le système, elle obtiendra les mêmes résultats que ceux qui ont été obtenus précédemment comme ceux du précédent plan autisme.

    Visiblement elle a mal évalué les résistances locales IA+MDPH des pro-instutitonnalisations qui comptent bien sur sa naïveté pour la déstabiliser notamment avec la non-rentrée en temps des enfants en situation de handicap.

    Qu’on arrive à trouver admissible que ces enfants n’aient pas le droit à une rentrée comme les autres est symptomatique de l’état des mentalités.

  6. Je souhaite beaucoup de ténacité à Mme Cluzel pour le projet des AESH et pour une meilleure prise en charge dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap au sein de l’éducation nationale ainsi que dans la vie professionnelle. J’aspire à son projet pour un aboutissement et une refonte concrète du statut des AESH de la grille de salaire, d’échelon, du temps de travail hebdomadaire correspondant à un ETP ou du moins proche du smic mensuel , une reconnaissance nationale d’un métier à part entière.J’ai effectué une reconversion professionnelle et j’adore ce metier, j’ai effectivement été sous un contrat cui cae 2011/2013 evs/avs de là, j’ai commencé des formations (durée trois années) en vue de repostuler en qualité d’AESH CDD public depuis 2016. L’insécurité de l’emploi reconduit ou pas du contrat, baisse ou augmentation d’une année scolaire à l’autre . La Quotité horaire du contrat n’accède pas à une sécurité financière d’une année sur l’autre . On a déjà l’assurance de travailler pour ce qu’on aime et s’épanouir sur douze mois mais un vrai statut reconnu, une sécurité financière proche du smic mensuelle même si moins de vacances serait un plus. Nous sommes tellement AESH à aimer ce métier .

  7. Dans l’école où je travaille, nous avons 22 élèves avec notification AVS de la MDPH et seulement 9 AVS. C’EST INADMISSIBLE !

  8. cela serait bien 35h pour les aesh,un vrai statut ,une reconnaissance et un emploi perenne

  9. pareil jai reussit les fin juin et plus rien
    quand j appel on me dit ne pas vouloir me donner de faux espoir pour un poste !!

  10. Comme d’habitude , les promesses ne seront pas tenues ! J’espère me tromper, mais 57 ans de handicap et d’espoirs déçus ! je ne crois plus aux promesses ! peut être cette fois , je me trompe , et j’en serais la première heureuse.

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