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Concours Saint-Valentin : déclarez votre flamme !
Mon genre, c’était plutôt la simplicité alors que je suis marié avec la femme la plus sophistiquée du monde. Mon genre, c’était plutôt “la femme nue”, dans le plus simple appareil alors que question appareillage, je suis gâté : attelles, plâtres, électrodes, chauffe-nuque, minerve, orthèses en tout genre...

Concours Saint-Valentin : déclarez votre flamme !

Publié le 14 janvier 2018

La rédaction de Faire Face a reçu un jour l’émouvant texte de Rodolphe, 42 ans, sur son épouse atteinte du syndrome d’Ehlers-Danlos. Vivant à Nantes, membre de l’association Vivre avec le Sed, il l’aime tout entière, avec ses appareillages. Dans un mois, c’est la Saint-Valentin. Alors à votre tour écrivez une lettre à la personne que vous aimez et envoyez-la à Faire Face. Que votre couple soit handi-valide ou handi-handi. Cela peut être quelques mots ou un texte plus long, de la prose ou de la poésie. Un jury, composé de trois membres de la rédaction de Faire Face, sélectionnera les trois plus belles propositions. Elles seront mises en ligne le 14 février et leurs auteur(e)s recevront un prix.

Comment participer ? En envoyant votre texte par mail à faire-face@apf.asso.fr avant le 8 février minuit et en indiquant en objet du mail “Concours Saint-Valentin : déclarez votre flamme !”.

Vous devez également accepter la publication de celui-ci s’il est sélectionné pour parution en ligne ainsi que la mention de vos nom, prénom, département ou prénom et département seulement. Vous devez préciser à qui s’adresse votre texte.

Qui compose le jury ? Élise Descamps, journaliste – Valérie Di Chiappari, rédactrice en chef – Axelle Minet, secrétaire de rédaction.

Quels seront les lots attribués ? 1er prix : une carte cadeau Sephora d’une valeur de 80 euros. 2e prix : une carte cadeau Fnac de 50 euros. 3e prix : une carte cadeau Jeff de Bruges de 30 euros.

Vous serez contacté(e) par mail et votre prix vous sera envoyé par courrier dans la semaine du 19 février. À vos claviers !

Extraits du texte de Rodolphe

Ma femme élastique

 » Adolescent, je me suis souvent imaginé en couple avec une danseuse ou une contorsionniste. Étant moi-même un modèle de raideur, j’ai toujours vénéré la souplesse. Le destin facétieux allait me faire rencontrer une superhéroïne digne des quatre fantastiques : la femme élastique. Elle a le corps si souple que lorsqu’elle est nerveuse, elle peut se ronger les ongles… des pieds. Elle a le cœur si souple qu’il a pu m’accueillir tout entier, moi et ma rigide présence.

Notre couple est fait de ce mélange de raideur et de souplesse, de cette alchimie étrange qui peut affronter tous les périls, depuis dix ans déjà, sans rompre. Nous nous comprenons souvent à demi-mot et sommes tous deux plus soucieux de l’autre que de nous-mêmes. Mais cette entente idéale n’est pas née immédiatement. (…)

Le ciel étoilé de ses taches de rousseur

Mon genre, c’était plutôt la simplicité alors que je suis marié avec la femme la plus sophistiquée du monde. Mon genre, c’était plutôt “la femme nue”, dans le plus simple appareil alors que question appareillage, je suis gâté : attelles, plâtres, électrodes, chauffe-nuque, minerve, orthèses en tout genre… Très souvent, je mets du temps à retrouver mon épouse parmi cette écrasante présence médicale.

Mais rapidement, le miracle se produit. Ma femme sourit, répond par un trait d’humour et ma journée s’illumine. Je retrouve ses beaux yeux derrière ses lunettes, je retrouve le ciel étoilé de ses taches de rousseurs que j’aime tant et je fais totalement abstraction du reste. Je ne vois plus qu’elle et je ne touche plus qu’elle.

L’être le plus vivant que je connaisse

La maladie, le handicap sont tous deux rangés au rayon des accessoires et on préférerait les voir en partance pour la déchetterie. Notre vie est peut-être empoisonnée par ça mais l’humour, l’amour, les plaisirs sont des antidotes. (…)

Un être humain n’est pas dissociable de son handicap, surtout lorsque celui-ci est permanent et ancien. J’aime ma femme, atteinte du syndrome. J’accepte cette particularité qui fait partie intimement de son être. Mais je ne la réduis pas à sa maladie. Elle est l’être le plus énergique et vivant que je connaisse. (…)

Ce portrait n’est absolument pas objectif bien sûr parce que la réalité est encore bien plus flatteuse. »

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