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Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes rendra, le 25 novembre, des arbitrages sur les mesures proposées par les groupes de travail.

Grenelle des violences conjugales : les femmes handicapées prises en compte

Mardi 29 octobre, Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations, a reçu une soixantaine de propositions émanant des différents groupes de travail du Grenelle des violences conjugales. Certaines ciblent particulièrement les femmes en situation de handicap.

On ne sait pas chiffrer le phénomène. D’ailleurs, nombre d’entre elles n’identifient pas avoir subi de violences. Elles, ce sont les femmes en situation de handicap qui, comme les autres, font l’objet pour certaines de violences, notamment conjugales.

Parmi les onze groupes de travail du Grenelle des violences conjugales lancé en septembre dernier, à l’initiative du Premier ministre, l’un traitait des problèmes spécifiques des femmes handicapées.

Les acteurs associatifs engagés dans la réflexion

Mais d’autres groupes, comme celui sur la santé ou l’éducation, ont aussi abordé la question du handicap. Ils comptaient des représentants associatifs du secteur, dont APF France handicap. Le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des femmes, l’association a d’ailleurs publié un plaidoyer pour défendre leurs droits et porter leurs voix.

L’ensemble de ces groupes a rendu, le 29 octobre, un total de 60 mesures à Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes. Celle-ci devra, le 25 novembre, rendre des arbitrages et dire celles qu’elle retient. Pour l’heure, aucune n’a fait l’objet d’un chiffrage de l’investissement nécessaire pour sa mise en œuvre.

Appel à la création de centres régionaux de vie affective et sexuelle

En premier lieu, le groupe en charge des questions liées au handicap recommande la création, dans chaque région, de centres de vie affective et sexuelle. Leur rôle serait d’agir sur la prévention, d’accompagner les victimes, et les professionnels, pour une meilleure prise en charge des femmes violentées.

Autre point : une formation « massive » des professionnels. Mise en avant, l’expertise des femmes en situation de handicap qui pourraient contribuer à la délivrer.

Sans oublier le souhait de disposer de données genrées dans les études . Objectif ? Mieux identifier les phénomènes de violence à l’égard des femmes. Sans cette connaissance fine, difficile de mettre en place une politique publique, ont estimé les membres du groupe.

“Femmes en situation de handicap : stop aux stéréotypes, aux inégalités et aux violences !”

Pour télécharger le plaidoyer d’APF France handicap : apf-francefhandicap.org/femmes

A propos de Sophie Massieu

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