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Retrouver un rythme de travail plus soutenu réjouit Eric Henry, à Nancy.

Déconfinement : « Je suis très heureux de retourner au bureau. »

Durant la période de confinement, Faire-face.fr a recueilli chaque semaine les impressions de deux personnes en situation de handicap. À J+56, Éric Henry, vivant en appartement à Nancy, a enfin entamé son déconfinement. Avec son grand plaisir : se remettre sérieusement au travail. 

« Cette semaine, je retourne enfin physiquement au travail. Je suis très heureux de revoir mes collègues, et eux, de me retrouver. Au point que la veille du 11 mai, j’ai mal dormi, avec une certaine excitation, comme un gamin avant de retourner à l’école. Le jour J, hier, j’avais fait 10 mètres dans la rue quand la pluie en trombes a eu raison de ma résolution. Mon masque jetable commençait déjà à gondoler. Devant les prévisions météo pour toute la journée, je suis rentré chez moi. Aujourd’hui, c’est la bonne !

Côté organisation, cela va bien se passer. Les bus fonctionnent, certes seulement toutes les 30 minutes sur ma ligne, mais c’est tout à fait acceptable étant donné les circonstances. Je me suis organisé avec mon auxiliaire de vie pour n’aller au travail que des matins dans un premier temps. Comme cela je rentre manger chez moi. C’est plus simple car la cantine n’a pas rouvert.

Pas plus de 50% des collègues en même temps 

De toutes façons le conseil départemental, où je travaille, a décidé que personne ne travaillerait en présentiel plus de deux jours et demi par semaine tant que l’on serait en zone rouge. De cette manière, nous ne serons jamais plus de 50% des effectifs en même temps dans les locaux. Moi qui étais mitigé sur la perspective du déconfinement, je trouve cette solution cohérente, d’autant que c’est un peu à la carte. Je n’ai pas de jour imposé.

Ce week-end j’ai acheté une clé USB afin de ramener à la maison tous les dossiers qui me font défaut. J’ai très envie de m’atteler à certains sujets. Et je vais pouvoir honorer quelques échéances. C’est important pour moi d’assurer une continuité du service public.

Pas de fête du déconfinement

Je n’ai pas prévu de sortie particulière cette semaine. En temps normal ma vie sociale se concentre le week-end. Mais j’espère pouvoir obtenir un rendez-vous chez le dentiste. J’ai appris que le mien avait pris sa retraite. Une aide à domicile doit m’aider à obtenir un rendez-vous chez un autre, qui accepte que les patients restent dans leur fauteuil. J’ai aussi hâte de retourner chez le pédicure… et le coiffeur.

Autre signe que la vie reprend : mes aides à domicile ont un emploi du temps plus chargé. C’est fini les grasses matinées ! 

Fin des chroniques du confinement sur Facebook

Mais une chose me soulage : la fin de mes chroniques quotidiennes sur Facebook, que j’ai assurées durant tout le confinement. Mine de rien, c’est un métier. Je vais passer à autre chose, même s’il y aura peut-être ultérieurement, et moins souvent, des “chroniques du monde d’après”. »

Éric va-t-il reprendre sa vie d’avant comme il l’avait laissée ? Rendez-vous avec lui fin mai.

 

A propos de Elise Descamps

Elise Descamps
Journaliste société, un pied dans le Grand Est, le cœur au plus près de ceux qu’elle interroge.

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2 commentaire

  1. Avatar

    Merci pour ces articles chroniques du confinement.
    Cela permet de rapprocher les personnes quand tout est fait pour les séparer

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