Accueil > Emploi > Handicap : Solid’Agri ou l’inclusion socio-professionnelle par les champs
En douze ans, Solid'Agri a aussi permis à plus d’une centaine de stagiaires en situation de handicap de découvrir le travail agricole.

Handicap : Solid’Agri ou l’inclusion socio-professionnelle par les champs

D’un côté, des personnes en situation de handicap ayant du mal à trouver un emploi stable. De l’autre, des agriculteurs ayant du mal, eux, à trouver, de la main-d’œuvre formée. À Carpentras, une association répond à leurs besoins respectifs : Solid’Agri.

Créée par une jeune ingénieuse agronome en 2008, Solid’Agri se veut une association prestataire de services (cueillette, vendange, effeuillage, taille, binage…) pour des exploitants agricoles. Son “truc en plus” ? Elle emploie, pour cela, des personnes en situation de handicap. En CDI et en leur offrant un parcours d’insertion sociale formant et professionnalisant.

Mobilisation partenariale et accompagnement structurant

Cette initiative de création d’emplois durables dans le monde agricole, fédère différents partenaires : centres de formation pour adultes en agriculture, MSA (Mutualité sociale agricole), IME (Instituts médico-éducatifs), association de parents d’enfants handicapés.

Aujourd’hui, Solid’agri compte sept salariés en situation de handicap (la plupart déficients mentaux), sur neuf en tout, susceptibles de monter en compétences et en salaire. En douze ans, elle a permis à plus d’une centaine de stagiaires en situation de handicap de découvrir le travail agricole… contribuant ainsi à déclencher des vocations. Á défaut de beaucoup recruter, elle aide aussi à gagner en autonomie : permis de conduire pour les uns, premier appartement pour les autres.

Entre solidarité, rentabilité et économie circulaire

Reste que, pour être viable et maintenir les emplois, Solid’Agri doit encore optimiser son modèle, trouver sa rentabilité. Décidée à s’ancrer dans l’économie sociale et solidaire, elle s’est rapprochée des Jardins de Solène. Leurs salariés respectifs récupèrent des légumes déclassés dans les exploitations, les lavent, épluchent, ensachent, et les rend prêts à l’emploi. Puis, ils sont proposés à la vente en restauration collective. De quoi limiter bien du gaspillage… mais pas forcément de quoi survivre. Une campagne de financement participatif est d’ailleurs en cours pour soutenir cette démarche.

À lire sur lepelerin.com

What do you want to do ?

New mail

What do you want to do ?

New mail

A propos de Elise Jeanne

Elise Jeanne
Journaliste généraliste, société, santé, culture.

Lire aussi

Chômage partiel pour vulnérabilité : moins de pathologies concernées et fin du dispositif pour les proches

Les possibilités de chômage partiel pour cause de vulnérabilité se réduisent. Un décret du 29 …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial