Assistance sexuelle aux personnes handicapées : le Comité d’éthique ne dit pas vraiment oui

Publié le 21 octobre 2021 par Franck Seuret
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Pour les personnes handicapées, l'accès effectif à une vie affective et sexuelle ne se limite pas à la question des services sexuels.

Dans un avis très mesuré, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) entrouvre du bout des doigts la porte à une expérimentation des services d'assistance sexuelle. Il recommande également une évolution des établissements et des formations pour les professionnels.

Le débat est encore loin d'être clos. Dans son avis sur la vie affective et sexuelle des personnes handicapées mis en ligne le 6 octobre, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) fait preuve d'une grande prudence. Les partisans de la création de services d'assistance sexuelle y trouveront des arguments en leur faveur. Les opposants, aussi.

Ne pas mettre « en jeu le corps d'autrui »

« L'effectivité d'un accès à la vie relationnelle et intime ne se heurte pas à un obstacle éthique en soi, s'il ne met pas en jeu le corps d'autrui », note le CCNE. La messe semble donc dite. Accompagner, oui, mais sans que la personne assurant ce service ne s'implique dans un acte sexuel. « L'assistance sexuelle est une nouvelle fois retoquée », se félicite d'ailleurs le Mouvement du Nid, qui milite pour l'abolition de la prostitution. Le CCNE précise toutefois dans la foulée qu'il faut dissocier trois situations. Dont celle des personnes « empêchées physiquement d'accéder à des relations sexuelles ». « La recherche d'une solution (…) de nature à permettre un droit effectif d'accès à une vie sexuelle ne soulève pas de questions éthiques en soi », note-t-il alors.

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