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Diabète, la bombe à retardement
Si le pancréas ne sécrète pas suffisamment d'insuline, le sucre s'accumule dans le sang. Un excès qui n'entraîne souvent aucun symptôme pendant des années mais aboutit à des complications graves. © Pulsations / 17 juin médias

Diabète, la bombe à retardement

Publié le 13 décembre 2017

Peut-on guérir du diabète ? C’est la question posée ce soir dans le magazine Enquête de santé sur France 5. Avec un documentaire qui fait le point sur ce que l’on sait de cette maladie chronique et s’interroge sur sa prise en charge.

Il est la première cause d’amputation, d’infarctus du myocarde, d’insuffisance rénale et l’une des principales causes de cécité. Le diabète de type 2, qui s’installe généralement après 40 ans, en priorité chez les personnes sédentaires et en surpoids, touche quelque 3,5 millions de personnes en France. Soit 5 % de la population.

Et s’il occasionne autant de complications graves, c’est parce que c’est une maladie insidieuse. « La conspiration du silence », dit le Dr Georges Ha Van, médecin rééducateur à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Pendant des années, le diabète peut en effet rester asymptomatique. « Je n’avais mal nulle part. Alors, je ne me soignais pas », témoigne ainsi Annie dans le documentaire Diabète, la bombe à retardement.

Un mal silencieux mais redoutable

Silencieux mais d’autant plus redoutable. Si le pancréas ne produit plus assez d’insuline, le sucre s’accumule dans le sang. Il s’attaque alors aux veines et aux artères. Avec pour cibles privilégiées, les petits vaisseaux des reins, des yeux et des pieds.

Au niveau des membres inférieurs, l’excès de sucre conduit aussi à une insensibilisation irréversible des nerfs. Une neuropathie diabétique qui fait qu’une blessure ne sera même pas ressentie. Comme en fait la démonstration le Dr Ha Van avec un comprimé dans la chaussure de ses patients, au cours d’un atelier de prévention.

Une éducation thérapeutique à démocratiser

L’injection d’insuline, dernière étape d’une escalade thérapeutique. Dans la formation des médecins, le diabète est une maladie chronique et irréversible © Pulsations / 17 juin médias

Pourtant, l’éducation thérapeutique, en matière de diabète, reste très limitée. Seuls 8 % des diabétiques en ont déjà bénéficié et souvent à l’hôpital, quand la maladie a déjà gagné du terrain. Alors même qu’aux dires de Denis, en stage de trois semaines au Centre hospitalier de Toulouse pour renouer avec l’activité physique et la diététique, « quand on est acteur, quand on comprend le fonctionnement, ça marche nettement mieux ».

Comment, alors, démocratiser l’éducation thérapeutique ? Peut-être en suivant l’exemple du réseau expérimental Asalée (action de santé libérale en équipe). Le Dr Claude Leicher, médecin généraliste, y participe. Il a confié à une infirmière l’éducation thérapeutique. Des consultations de trente minutes à une heure pendant lesquelles les patients parlent d’alimentation mais aussi de leur mode de vie.

Un processus finalement réversible

Et la guérison ? Si elle semble difficile à atteindre, médecins et chercheurs ont néanmoins fait d’intéressantes découvertes ces dernières années. La chirurgie de l’obésité a en effet montré que le diabète pouvait chuter. Cela bien plus vite que ce qui était attendu par une baisse de poids.

Des scientifiques comme le professeur Roy Taylor ont alors posé l’hypothèse que le jeûne pouvait créer un électrochoc à l’organisme. Ils l’ont montré avec une diète stricte qui a eu pour action de réveiller les cellules productrices d’insuline. Elles que l’on croyait mortes à cause du sucre.

En filant la métaphore avec l’automobile – qu’il faut recharger en carburant et entretenir – le documentaire se veut d’abord pédagogique. Il l’est. Avec en bonus un petit côté ludique, appréciable sur un sujet grave. Corinne Manoury

À voir à 20h45. Disponible en replay sur le site de France 5
La diffusion du documentaire sera suivie d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes.

3 commentaires

  1. opéré d’une « pancreatectomie sur totale avec conservation du petit pancréas » en nov. 2014.
    Actuellement, ma glycémie varie entre 90 et 150 et mon hypoglycémie glyquée est de 7,40
    duquel type de diabète je souffre ?
    Merci de votre réponse

  2. Diabète, la bombe à retardement
    Un mal silencieux mais redoutable qui mène à L’amputation et là, le diabétique à une survie max de 5 ans. Les mesures qui semblent significatives sont et, doivent être drastiques. Je trouve que c’est rêvé en couleur. Même sur le lit de mort, la personne ne peut ou ne veut pas faire plus et, préfère demander l’euthanasie. Je pense que nous avons ici un constat d’échec. C’est tout à l’honneur de la science de pouvoir reconnaître, dès-fois, qu’elle a des limites. Ne pensez-vous pas que la lumière, dans quel que soit le domaine, peut provenir de n’importe qui? un tout petit, un illettré, un néophyte, un étranger, un méchant ou même un petit salaud. Pourquoi le corps médical refuse-t-il d’entendre les patients, qui, au risque de leur vie, ont fait des expériences et ont vaincu la morbidité, la mortalité, l’ulcère des pieds diabétiques en même temps que la neuropathie périphérique, la néphropathie, la rétinopathie et, juste avec des tests de façon régulière et au besoin peut ajuster ses besoins en insuline et vivre sans jamais avoir de crainte de voir la mort de prêt ou d’être handicapé et condamner à une mort certaine dans à cause de sa pathologie du diabète. Pourquoi refusez-vous d’ouvrir votre porte pour voir si réellement la lumière n’est pas dans la bouche du petit méprisable dont je suis. Le traitement du diabète, vous l’avez déjà trouvé. Il vous reste à traiter les complications pour que, n’importe lequel des traitements déjà sur la table donne de bons résultats. La complication du diabète se traite en prenant en charge la prolifération en accéléré des kératinocytes, lors des hyperglycémies en phase avec des blessures, ou des multiples lésion s actives qui pillent dans les glandes et dans les conduits sanguins que l’on ne voit pas nécessairement. Ce traitement est simple et facile. Les nombreux cas de mortalité que l’on accumule n’ont pas lieu d’être. Il faudrait arrêter d’ameuter la population et de vider les caisses de l’état alors que nombre de communautés vivent dans la crasse et la honte. On peut faire mieux. On peut traiter la morbidité et la complication diabétique.

    • juste : BRAVO !!!
      je suis diabétique type II depuis 2 ans après avoir perdu 40 kilos sur 105, il n’est toujours pas stabilisé. j’ai perdu tout goût d’être à table, d’âtre parmi mes amis et manger mon plat de m…. !
      je vivrai sûrement moins longtemps, mais mieux en reprenant une vie normale !

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