10/06/2011

La Banque mondiale et l’OMS publient le premier Rapport mondial sur le handicap, qui contient neuf recommandations pour améliorer la vie du milliard de citoyens handicapés

Nouvelle image.JPGPlus d’un milliard de personnes, soit 15% de la population mondiale, vit avec un handicap, selon la Banque mondiale et l’OMS qui viennent de publier le premier Rapport mondial sur le handicap. Parmi elles, entre 110 et 190 millions ont de très grandes difficultés fonctionnelles. Et leur nombre ne cesse de croître, en raison du vieillissement de la population et de l’augmentation des problèmes de santé chroniques associés à un handicap, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, etc.

De plus, « le handicap touche de manière disproportionnée les populations vulnérables » : la prévalence y est plus forte dans les pays à faible revenu que dans les pays à revenu élevé, mais aussi dans le quintile le plus pauvre des populations. Et le handicap est lui-même facteur de vulnérabilité : les personnes handicapées ont des niveaux d’étude plus faibles, une participation à la vie économique plus restreinte, etc. « Cela est en partie dû au fait qu’elles rencontrent des obstacles pour accéder à des services que beaucoup d’entre nous considèrent depuis longtemps comme des acquis », soulignent les auteurs.

Les experts de l’OMS et de la Banque mondiale proposent neuf recommandations pour faciliter la mise en oeuvre de la convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées : permettre l’accès à tous les systèmes et services ordinaires, investir dans des programmes et services spécifiques pour cellesqui en ont besoin, consulter les personnes en situation de handicap ou bien encore prévoir un financement suffisant et durable des services publics. F.S

Un article complet paraîtra dans le numéro de Faire Face de Juillet-août. Pour vous abonner

31/01/2011

Une plaidoirie pour Ardi

Ardi Vrenezi a eu droit à une plaidoirie, hier, dimanche 30 janvier. Une plaidoirie symbolique, certes, puisqu’elle a été prononcée au Mémorial de Caen, dans le cadre du 22e concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme, mais une plaidoirie convaincante et touchante, même si elle n’a pas été récompensée. Maître Baheu-Derras y a rappelé l’histoire de ce jeune polyahndicapé kosovar, expulsé de France en mai 2011, alors qu’il était accueilli dans un établissement spécialisé.

 

 

«Dans cette triste affaire, ce ne sont pas moins de cinq traités internationaux que la France a déshonorés » a précisé l’avocat, dont la convention relative aux droits des personnes handicapées et la convention internationale des droits de l’enfant qui obligent les Etats à prendre en compte, dans toutes les décisions qui le concerne, l’intérêt supérieur de l’enfant. « Pensez-vous un seul instant que l'État français a pris en compte l’intérêt supérieur d’Ardi en le renvoyant mourir au Kosovo ? »

 

 

« Nous savons tous que la question n’est pas de lui sauver la vie : sa maladie est incurable. La question est : comment va-t-il finir ses jours ? a interrogé Maître Baheu-Derras. Prématurément, faute d’une prise en charge complète et appropriée ? Allongé sur un matelas en mousse posé à même le sol, faute d’équipements adaptés ? Endurant des douleurs insoutenables quand son corps sera complètement déformé, faute de soins appropriés ? Sous-alimenté quand il ne pourra même plus manger, faute de sonde gastrique dont nul ne sait s’il pourra bénéficier ? »

 

Pour voir la plaidoirie (à partir d'1h08)

Pour la lire

 

F.S.

10:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ardi, droits de l'homme, convention | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook