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De gauche à droite : Cyril Gayssot, président de l'Unea, Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Prosper Teboul, directeur général d'APF France handicap et Luc Gateau, président de l'Unapei. © DR

Chômage des personnes handicapées : les entreprises adaptées en première ligne pour le faire baisser

“Cap vers l’entreprise inclusive 2018-2022”. C’est le titre des accords qu’ont signés, le 12 juillet, le gouvernement et trois associations gestionnaires d’entreprises adaptées (EA), dont APF France Handicap. Outre le doublement des recrutements dans les EA d’ici à cinq ans, le plan prévoit d’améliorer leurs performances économiques, pour garantir leur pérennité et une moindre dépendance aux aides publiques.

40 000 nouveaux postes d’ici à 2022. Soit des effectifs multipliés par deux dans les quelque 800 entreprises adaptées en France. Voici le résultat d’une coconstruction du projet “cap vers l’entreprise inclusive 2018-2022”. Un projet en gestation depuis huit mois entre le ministère du Travail et trois associations signataires. À savoir : APF France Handicap, l’Unapei et l’Unea (Union nationale des entreprises adaptées).

Le projet de loi, “Pour la liberté de choisir son avenir professionnel”, à l’automne, portera les mesures législatives pour la mise en œuvre de ce plan. Avec la volonté de faire évoluer le modèle des entreprises adaptées. L’objectif, en effet, est de leur permettre d’être plus performantes sur le plan économique. Et ainsi, moins dépendantes des aides publiques.

Partenariats avec entreprises privées et employeurs publics

Les EA continueront ainsi d’accompagner dans la durée, comme elles le font aujourd’hui, les personnes en situation de handicap les plus éloignées de l’emploi. Mais, par ailleurs, elles auront une fonction de levier vers le retour à l’emploi ordinaire. Comment ? En accueillant de façon temporaire des demandeurs d’emploi qui pourront, après deux ans de contrat tremplin, rejoindre une entreprise classique.

Pour atteindre ce but, les EA bâtiront alors des partenariats avec des entreprises privées ou les employeurs publics des territoires. « C’est un repositionnement, et un changement d’échelle, pour les entreprises adaptées. Elles se voient reconnues dans leur capacité à favoriser l’insertion professionnelle. Elles gagnent en souplesse, un atout pour leur viabilité économique », souligne Véronique Bustreel, conseillère nationale travail-emploi d’APF France handicap.

« Une grande ambition. »

D’ici à 2022, l’État devrait investir 500 millions d’euros dans ce plan. « Nous nous impliquerons fortement dans sa mise en œuvre, explique Prosper Teboul, directeur général d’APF France Handicap. Nous avons réussi, sur ce sujet, à coconstruire avec le gouvernement un projet qui témoigne d’une grande ambition. Nous pensons que c’est un levier fort dans la lutte contre le chômage des personnes handicapées. »

Plus de 510 000 personnes en situation de handicap sont aujourd’hui inscrite à Pôle emploi. Leur taux de chômage est deux fois plus élevé que la moyenne nationale.

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