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Dans ce "feel good movie", le mal-être est abordé avec loufoquerie, finesse et bienveillance. © Capture d’écran/Le Grand Bain

Le Grand Bain, une plongée dans une drôle d’aventure

Après avoir ravi le Festival de Cannes, Le Grand Bain sort au cinéma ce mercredi 24 octobre. Deux heures de rire et d’émotion, servies par un casting cinq étoiles… Dont une Leïla Bekhti en fauteuil roulant des plus autoritaires.

Imaginez Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Jean-Hugues Anglade, Philippe Katerine, Alban Ivanov et Balasingham Thamilchelvan en slip de bain avec bedaines avachies. Leïla Bekhti, en survêtement et en fauteuil roulant sur le bord d’une piscine, les commande avec autorité, voire autoritarisme. Sous les hurlements de cette coach peu ordinaire, la petite troupe se prépare à une compétition mondiale de natation synchronisée, sport habituellement réservé à la gent féminine. Décidément pas banal ce Grand bain, un film choral signé Gilles Lellouche.

Loufoque et bienveillant à la fois

Singulier dans son pitch mais aussi dans le traitement du mal-être de sa bonne dizaine de personnages. Mal-être dû au chômage, à l’échec personnel, amoureux…, abordé avec loufoquerie, finesse et bienveillance. Pour incarner la rigueur du sport, le réalisateur a choisi une personne en situation de handicap, adepte de la manière forte. Et plouf les clichés. Elle hurle ses ordres depuis son fauteuil à un groupe de loosers pourtant décidés, cette fois, à ne pas ménager leurs efforts. Le challenge qu’ils se sont fixé leur offrant un moyen de retrouver foi en l’existence.

Sauf qu’il y a des limites à tout. Ainsi, quand leur entraineuse ira jusqu’à les enfermer dans un sauna en bloquant la porte à l’aide d’une barre de fer, il y aura vengeance. Puis réconciliation. Et retour de leur première coach, alias Virginie Efira, qui campe une ancienne gloire des bassins devenue alcoolique. Mais comme chez les alcooliques anonymes, pas de jugement dans ce drôle de long métrage.

Une comédie sociale poétique

Outre des moments de franche rigolade dus à des dialogues chiadés et de nombreuses situations comiques, cette « comédie sociale poétique », comme la qualifie Gilles Lellouche, offre des scènes émouvantes. Elle est à classer au rayon des feel good moovies, ces films qui font du bien. Le Grand Bain souligne, entre autres, que la camaraderie a du bon. En présentant le collectif comme une invitation à dépasser les aléas de la vie et autres accidents de parcours, à sortir enfin la tête de l’eau… et à être synchro.

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