AAH en couple – À Paris, le front de 22 organisations pour la déconjugalisation

Publié le 16 septembre 2021 par Valérie Dichiappari

Mettre fin à la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation adulte handicapé (AAH). C’est ce qu’ont revendiqué les 22 organisations et leurs militants réunis,  jeudi 16 septembre, place de la République, à Paris. La proposition de loi en ce sens revient au Sénat début octobre.

Quand le conjoint gagne au-delà de 2 271 € nets/mois, l’allocataire du couple perd son AAH. © DR

« AAH et mariage : pour le meilleur et surtout pour le pire », « Tu veux m’épouser ? J’peux pas, j’ai l’AAH », « AAH : ton couple tu le payes cash ». Place de la République à Paris, dans l’après-midi du jeudi 16 septembre, les messages sur les pancartes sont sans équivoque. Vivre en couple, c’est devenir financièrement dépendant de son conjoint. En effet, aujourd’hui, ses revenus entrent en compte dans le calcul de l’allocation adulte handicapé.

Actuellement, le montant  de l’AAH commence à baisser, pour un couple sans enfant, dès que le partenaire gagne plus de 1 017 € nets/mois. À partir de 2 271 €, l’allocation est tout simplement… supprimée. Pourtant, rencontrer l’amour n’efface pas le handicap.

Injustice sociale, non-respect des droits fondamentaux

C’est donc cette « injustice sociale », ce « déni d’égalité et de citoyenneté », ce « non-respect des droits fondamentaux » que sont venus dénoncer, tour à tour, des responsables d’associations, appuyés par leurs militants.

Au total, 22 organisations représentatives de personnes en situation de handicap, atteintes de maladies invalidantes ou en proie à toutes les formes d’exclusion. Parmi elles, Aides, APF France handicap, le Collectif Alerte, le Collectif Handicaps, la Fnath, France Assos Santé, la Ligue des droits de l’Homme, Sidaction, Solidarité Sida, l’Unafam, l’Unapei… et bien d’autres. Avec un seul mot d’ordre : stop à la dépendance financière dans le couple !

« C’est une mobilisation de force pour le respect des droits fondamentaux et de la citoyenneté », souligne Pascale Ribes, présidente d’APF France handicap. « [La conjugalisation de l’AAH est] une disposition archaïque qui ne devrait plus faire partie de notre socle de protection sociale », insiste Christophe Devys, président du Collectif Alerte.

Une privation de liberté, « une honte »

Liliane Morellec a participé à une fausse cérémonie de mariage pour montrer qu’il faut choisir entre s’aimer ou vivre dans la précarité. © DR

Une telle dépendance financière, Liliane Morellec (photo ci-contre) ne peut y consentir. Si elle et son conjoint vivent actuellement séparément, par choix, ils pourraient demain avoir envie de se marier. « Mais je serais alors à la charge de mon époux. Je n’aurais aucune liberté, je ne pourrais pas le gâter de temps en temps. Et ça, il n’en est pas question. » Alors, comme d’autres ailleurs en France, elle a participé à une fausse cérémonie de mariage sur la place de la République.

Pour Sonia, « c’est une honte ! ». Atteinte d’une maladie évolutive, elle a dû faire le choix de casser son pacs afin de mettre un terme à sa précarité financière et à celle de son partenaire. Elle n’est pas la seule, quand d’autres, comme Hervé, préfèrent se cacher aux yeux de l’administration et faire passer leur partenaire pour leur colocataire.

En régions, de nombreux rassemblements, manifestations, rencontres avec les élus locaux, faux mariages… ont aussi eu lieu.

Objectif Sénat début octobre

Après un mouvement citoyen de grande ampleur ces derniers mois, le Gouvernement a profité du passage du texte devant l’Assemblée le 17 juin, pour le vider de sa substance. En utilisant la procédure du vote bloqué qui lui permet de demander à l’une ou l’autre des deux chambres du Parlement de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d’un projet de loi. En ne retenant que les amendements qu’il a proposés ou acceptés. « Un déni de démocratie » pour les défenseurs de la déconjugalisation.

La proposition de loi visant à individualiser l’AAH revient en seconde lecture au Sénat, début octobre. D’abord le 6, en commission des Affaires sociales ; puis le 12, en séance publique. L’ultime chance de voir cette mesure de justice sociale votée. « Aujourd’hui, le Gouvernement reste imperméable, méprisant à notre demande alors que c’est une mobilisation de toute la société civile et de nombreux parlementaires. Mais nous ne lâcherons rien », a martelé Pascale Ribes. Rendez-vous au Sénat : le combat pour les droits continue.

Comment 4 commentaires

Bonjour je suis handicapés atteinte de grave maladies spondylartrite ankilosante..charcot marie tooth et beaucoup d’autres et je suis mariée donc je touche zéro et vie au crochet de mon mari qui doit m’aider au quotidien et aucun droit ..la honte..jai juste le droit de souffrir et ma vie serait plus facile avec AAH ça ne va pas retirer mes douleurs mes maladie ..mais c’est un droit …penser aux handicapés

N’OUBLIONS PAS que c’est à cause de ce SENAT LR qui a détricoté la proposition de loi d’origine votée par l’assemblée nationale le 13 Février 2020 que l’individualisation de l’AAH ne sera pas adoptée .

N’ OUBLIONS PAS que d’aprés la constitution du pays ,SI le SENAT apporte la moindre modification à une loi votée par l’assemblée nationale , il sait parfaitement que cette loi devra obligatoirement être redirigée vers une nouvelle lecture et un nouveau vote par l’assemblée nationale.

N’OUBLIONS PAS que ce SENAT savait que si cette proposition de loi doit retournée à l’assemblée – CETTE FOIS – CI elle ne serait pas votée favorablement et que cluzel n’aurait pas comme le 13 Février 2020 à faire tous ses sauts de cabri pour rameuter ses troupes larem afin de voter contre.

N’OUBLIONS PAS que c’est ce SENAT qui a mis pendant 13 mois sous le tapis cette proposition de loi , ce qui démontre qu’elle était loin d’être une priorité alors qu’elle est URGENTE et VITALE pour les personnes handicapées vivant en couple.

N’OUBLIONS PAS que depuis plus de 15 ans ce SENAT LR est contre l’Individualisation de l’AAH et qu’il est toujours accroché à ses mêmes sempiternelles méthodes du «  » CE N’EST PAS MOI, C’EST LUI «  » pour se déresponsabiliser de toute décision négative ALORS qu’il est l’ENTIER responsable comme pour ce cas du VOTE BLOQUE par cluzel le 17 Mars 2021 à l’assemblée nationale qui est la parfaite conséquence au fait que ce SENAT a transformé la loi d’origine.

N’OUBLIONS PAS que la vision des plus cavaliéres de la définition de «  » MAJORITE «  » de ce SENAT n’a rien à envier à celle de la macronie par le fait que ce SENAT prétend avoir transformé cette proposition de loi dans le but  » de sauver  » 30000 foyers sur les 270000 concernés – c’est à dire que ce SENAT voudrait faire avaler qu’il est logique de condamner 240000 foyers pour soit-disant en sauver 30000 –

N’OUBLIONS PAS qu’aprés 19 mois que cette proposition de loi fut votée que ces soient-disant 30000 foyers à sauver sont toujours dans la même situation que les 240000 foyers condamnés – C’EST A DIRE AVEC RIEN ET RIEN DE RIEN –

N’OUBLIONS PAS que le 12 Octobre 2021 ,ce SENAT pourra voter POUR l’individualisation de l’AAH et continuer à enfumer ou voter ce qu’il veut car son vote sera du PERLIMPINPIN étant donné qu’il a vidé de sa substance le loi d’origine et que son vote du 12 Octobre sera basé sur la nouvelle loi de VOTE BLOQUE de cluzel.

N’OUBLIONS PAS QUI SONT LES ( MULTIPLES ) ENNEMIS DES PERSONNES HANDICAPEES ET DE CONNAITRE L’ECHEVEAU DES RAISONS QUI FONT QUE CETTE PROPOSITION DE LOI NE SERA PAS ADOPTEE AVANT LONGTEMPS OU BIEN ALORS LE SERA PARTIELLEMENT ( comme les fameuses augmentations de l’AAH ) DANS L’ATTENTE D’ETRE RESSORTIE PAR TOUS PENDANT LA PROCHAINE CAMPAGNE PRESIDENTIELLE AFIN …….D’ACHETER DES VOIX ……..

cette loi est ignoble il tape sur les personnes handicaper pour recuperer des sous il devrais prendre des sous chez d’autre personnes les personnes qui ont créer cette lois devrai avoir honte devrais annuler cette lois et s’ excuser mais il vont écouter personnes faires ce que veux , nous personnes en situation handicapé ont le droit au bonheur sans que le gouvernement nous prenne des sous , il touche plus au plus faible que au personnes qui touches plus que les personnes en situation dhandicap

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