Marcher différemment avec Parkinson

Publié le 23 septembre 2021 par Olivier Clot-Faybesse

Touchant près de 200 000 personnes en France, la maladie de Parkinson entraîne, notamment, des problèmes d’équilibre, rendant la marche difficile. Mais des stratégies pour compenser ce manque peuvent être mises en place par les patients, parfois inconsciemment.

Voilà une étude scientifique originale et menée à grande échelle (plus de 4 300 personnes) sur la maladie de Parkinson. Les résultats ont été rapportés initialement dans une chronique postée sur le site du quotidien Le Monde (l’intégralité étant lisible par les abonnés seulement).

En effet, une équipe de chercheurs hollandais s’est intéressée aux troubles de la marche chez les personnes atteintes de cette maladie neurodégénérative.

Des stratégies d’adaptation de la marche

Qu’a-t-elle découvert en analysant leurs déplacements ? Que les malades mettaient en place des stratégies de compensation dans leur marche. Grâce à des repères internes ou externes, ils arrivent à compenser le manque d’équilibre, et notamment à pallier les chutes.

Ainsi, les résultats rapportés par les scientifiques hollandais, publiés en anglais dans la revue internationale Neurology, décrivent des manières distinctes de marcher chez les patients qu’ils ont suivis. Comme cheminer en comptant dans sa tête ou en rythme à l’aide d’un métronome.

Ou encore en effectuant des virages plus larges, en jouant sur l’équilibre. Autres stratégies observées : regarder une autre personne se déplacer, adopter un nouveau modèle de marche (sauter, marcher à reculons) ou utiliser autrement ses jambes (avec un vélo, etc.).

L’exercice est bon pour les neurones

Plus surprenant, l’étude révèle qu’une partie des patients n’avaient pas vraiment conscience d’avoir adopté ces stratégies ! Environ 50 % des malades avaient développé de telles compensations de la marche par eux-mêmes.

Et le constat est sans appel : bouger possède un effet thérapeutique. L’activité physique régulière protègerait les neurones et ralentirait l’évolution de la maladie de Parkinson. Elle doit donc faire partie intégrante du mode de vie des malades. Comme d’ailleurs de celui des personnes en bonne santé.

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