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Défense de l’accessibilité : Yann Jondot va gravir le Kilimandjaro
Yann Jondot, maire de Langoëlan (56), veut porter haut la cause de l'accessibilité. © Image extraite du clip de présentation du projet "Un sommet pour une rampe".

Défense de l’accessibilité : Yann Jondot va gravir le Kilimandjaro

Publié le 1 septembre 2017

Le 18 octobre, Yann Jondot, maire sans étiquette de Langoëlan (Morbihan) s’élancera à l’assaut du toit de l’Afrique, le Kilimandjaro, en joëlette. Objectif de cet élu paraplégique : défendre la cause de l’accessibilité des personnes handicapées. 

Faire Face : Comment est née l’idée de ce projet “Un sommet pour une rampe” ? Yann Jondot  : Cette ascension du Kilimandjaro est une action symbolique pour alerter l’opinion publique, les élus et le gouvernement sur l’accessibilité des sites publics en Centre-Bretagne et ailleurs. Nous voulons montrer à l’État que la loi sur l’accessibilité est difficile à appliquer financièrement dans les communes et qu’il doit aider les ERP à appliquer leur agenda d’accessibilité programmée (Ad’ap). À notre retour de Tanzanie, nous solliciterons députés et sénateurs pour leur parler de la création d’un label accessibilité qui pourrait être décerné aux communes. Nous proposons aussi que des aides fiscales soient offertes aux entreprises pour les soutenir dans leurs démarches.

FF : Quel est votre message ? Y.J : Si avec mon équipe, nous sommes capables de gravir le plus haut sommet d’Afrique, alors nos élus peuvent assurer l’accessibilité de tous les lieux publics à toutes les personnes en situation de handicap.

Un documentaire en préparation sur cette expédition

FF : Comment cette expédition va-t-elle se dérouler concrètement ? Y.J : L’ascension qui durera six jours environ s’effectuera en joëlette, mais je ferai aussi ma part avec des bâtons de marche. C’est très important pour moi. L’équipe est constituée d’une douzaine de personnes dont Arnaud Chassery, l’explorateur qui a nagé avec Philippe Croizon. Deux cameramen nous accompagnent également pour réaliser entre autre un documentaire. Nous allons associer plusieurs classes qui en profiteront pour travailler sur le thème du handicap.

FF : Vous voulez aussi donner une dimension solidaire à cette aventure ? Y.J : Il ne pouvait pas en être autrement. C’est pour cela que nous nous sommes rapprochés d’une association  qui promeut l’handitourisme en Tanzanie. Nous apportons un conteneur de matériel de récupération médical en provenance notamment du centre de rééducation de Kerpape et du centre hélio-marin de Plérin. Propos recueillis par Claudine Colozzi

 

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