In Vivo, l’intégrale ce dimanche 5 sur France 5 : sexe et handicap, le dernier tabou

Publié le 5 octobre 2014 par Valérie Di Chiappari
Acquérir des connaissances sur les situations de handicap, des éléments de sexologie spécialisée et des informations juridiques font partie, entre autres, des enseignements de cette formation.

Ce documentaire* aborde la sexualité des personnes handicapées et ose la question taboue en prime time : pourquoi la France interdit-elle le métier d’assistant sexuel quand de nombreux pays d’Europe l’ont légalisé ?

« Le jour où je l’ai fait, c’est comme si j’étais devenu un homme avec un grand « h », un homme à part entière. » Sébastien, 42 ans, est infirme moteur cérébral. Malgré son attirance pour les femmes, il n’a jamais eu de relation sentimentale. Son manque, il l’exprime à travers la peinture et l’écriture. Grâce à Charly, son ami, il a pu rencontrer une prostituée et accéder enfin à une sexualité.
Charly, c’est Charly Valenza, ardent défenseur de la légalisation de l’assistance sexuelle. Témoin incontournable quand les médias généralistes s’intéressent à cette question douloureuse qui divise l’opinion publique, ses mots toujours justes résument bien en quoi l’accompagnement sexuel offre un « meilleur équilibre psychologique et social » pour la personne handicapée.

Souffrance, frustration et soif d’intimité

Mais le passage le plus poignant de ce documentaire est la rencontre avec des résidents de la Fondation Mallet (Yvelines). À la souffrance, la frustration et la soif d’intimité exprimées sans détour par certains d’entre eux viennent s’ajouter les questionnements du personnel médical et même de la direction de l’institution, obligée de se conformer à la loi.
Bernard Gouttefarde, son directeur, évoque un projet de logement où les résidents pourraient rencontrer une prostituée ou un(e) assistant(e) sexuel(le) après avoir pris « personnellement » rendez-vous. « Si la personne n’est pas capable de par son handicap d’être autonome pour aller voir cette professionnelle, explique-t-il, c’est à nous de lui permettre de la rencontrer, ça fait partie de notre prise en charge, de compenser son handicap. » Une prise de position courageuse quand on sait que la mise en relation d’une personne handicapée et d’un aidant sexuel constitue une infraction pénale en France. Claudine Colozzi – Capture d’écran France 5

* Diffusée du lundi au vendredi en cinq reportages de 7 minutes dans Le Magazine de la santé, la série In vivo fait ensuite l’objet d’un documentaire de 26 minutes diffusé le dimanche à 20 h : In vivo, l’intégrale. Rediffusion sur France TV pluzz

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