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La pétition pour dire oui à l'accessibilité en France a recueilli plus de 230 000 signatures. Lundi 6 juillet, le Collectif pour une France accessible les a déposées près de l'Assemblée nationale tandis que les députés examinent l'ordonnance mettant en péril cette accessibilité inscrite dans la loi handicap de 2005. © Valérie Di Chiappari

230 000 signatures pour l’accessibilité remises devant l’Assemblée

Les représentants des associations membres du Collectif pour une France accessible  se sont rassemblés près de l’Assemblée nationale, lundi 6 juillet, alors que les députés examinent ce jour l’ordonnance relative à l’accessibilité. Objectif : leur remettre les 230 000 signatures de la pétition pour l’accessibilité, lancée en mars 2014, et leur demander, une nouvelle fois, de ne pas ratifier, en l’état, un texte jugé trop dérogatoire.

Presque 9 000 dans les Bouches-du-Rhône, plus de 4 000 dans l'Hérault, les signataires de la pétition accessibilité viennent de tous les départements français. © Valérie Di Chiappari
Presque 9 000 dans les Bouches-du-Rhône, plus de 4 000 dans l’Hérault, les signataires de la pétition accessibilité viennent de tous les départements français. © Valérie Di Chiappari

Cent kilos de NON dans des sacs postaux. Cent kilos soit plus de 230 000 signatures recueillies sur la plateforme change.org pour la pétition accessibilité, lancée par l’Association des Paralysés de France et Philippe Croizon en mars 2014. Ce lundi 6 juillet, en début d’après-midi, les représentants des associations du Collectif pour une France accessible ont pris position près de l’Assemblée nationale, place Édouard Herriot, à Paris. Leur action ? Remettre ces signatures aux députés et leur dire qu’il faut compter avec les citoyens handicapés.

Les députés examinent en effet aujourd’hui ce texte dont les associations, membres du collectif et les personnes en situation de handicap qu’elles représentent, ne veulent pas. Elles jugent ce texte trop dérogatoire. Pour elles, il constitue un recul inadmissible des avancées contenues dans la loi du 11 février 2005. Cette loi prévoyait la mise en accessibilité d’ici au 1er janvier 2015 des établissements recevant du public et des moyens de transport. Mais l’ordonnance accessibilité du 26 septembre 2014 est venue faire reculer cet acquis législatif qui aurait dû mettre tous les citoyens, handicapés ou pas, sur un pied d’égalité.

Modifier l’ordonnance accessibilité

Pour les membres du Collectif pour une France accessible, cette ordonnance ne doit pas être ratifiée en l’état car elle déconstruit ce que la loi du 11 février 2005 a voulu bâtir : un pays accessible à tous. Elle accorde en effet des délais supplémentaires aux gestionnaires d’ERP et de moyens de transport pour déposer leur agenda d’accessibilité programmée (Ad’ap) en cas de difficultés financières, autorise les copropriétaires dont l’immeuble d’habitation accueille un ERP de refuser les travaux d’accessibilité et remet même en question l’accessibilité des logements sociaux neufs.

Selon Vincent Assante, président de l’Association nationale pour l’intégration des personnes handicapées moteurs (Anpihm), l’ordonnance constitue « une machine de guerre qui remet en cause les maigres acquis contenus dans la loi de 2005 et il faut se remettre autour de la table pour la modifier ».

 Indignation pas résignation

Pour Philippe Croizon, le gouvernement doit désormais compter avec une nouvelle force : celle des personnes handicapées. © Valérie Di Chiappari
Pour Philippe Croizon, le gouvernement doit désormais compter avec une nouvelle force : celle des personnes handicapées. © Valérie Di Chiappari

« Avec cette ordonnance, la République française admet que certains de ses citoyens, ceux en situation de handicap, soient maintenus dans des fers, prisonniers du manque d’accessibilité de leur pays », s’indigne pour sa part Pascale Ribes, vice-présidente de l’Association des Paralysés de France, également membre du collectif. Colère, déception dix ans après la loi handicap mais pas résignation. « Nous sommes une force avec laquelle il faut compter », martèle Philippe Croizon. Pour le médiatique quadri-amputé, le gouvernement ne peut ignorer les dix millions de personnes vivant avec un handicap dans l’Hexagone.

Pendant qu’au micro s’égrène le nombre de signatures obtenues dans chaque département, presque 9 000 dans les Bouches-du-Rhône, plus de 4 000 dans l’Hérault, des membres du collectif se rendent à l’Assemblée. Y seront-ils écoutés ? Valérie Di Chiappari  

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2 commentaire

  1. Pourquoi quand il y a une forte mobilisation une partie des représentants de la petition et des actions quotidiennes ne sont pas reçut pour qu’ils puissent s’exprimer et expliquer le probléme que cela pose apres aux quotidient des personnes , si des deputes seraient dans le meme qua,ils comprendraient mieux que c’est pas un lux !

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