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Illustratrice parisienne, elle a créé une mascotte pour sensibiliser les commerçants de son quartier à l'accessibilité. © DR

Nom de code Carlotta, mission accessibilité

L’illustratrice et artiste multiforme Carlotta vit à Paris. Atteinte de la maladie de Charcot, elle subit le manque d’accessibilité des commerces et l’incivilité des automobilistes. Munie d’autocollants et affichettes, elle passe à l’action avec sa mascotte : une souris sur un scooter.

Elle dessine pour de grandes marques. Ses clients se trouvent aux quatre coins de la planète. Ancienne styliste, formatrice et surtout illustratrice, Carlotta travaille actuellement sur Yves Saint-Laurent pour un magazine japonais. Mais dans la vie de tous les jours, elle part aussi en campagne pour l’accessibilité à Paris.

Atteinte d’une sclérose latérale amyotrophique, dite maladie de Charcot, l’artiste parisienne de 60 ans marche très difficilement. Circulant en scooter électrique et rollator, elle bute de plus en plus sur le manque d’accessibilité dans son quartier. Elle s’est donc mise à militer… façon Carlotta. De nature pétillante, elle n’allait quand-même pas faire la tête !

Sa souris, mascotte de l’accessibilité

Un jour, elle dessine une souris sur un scooter : ce sera sa mascotte. Elle en fait des bons et des mauvais points sous forme d’autocollants, affichettes, pochoirs à graffitis… Quand elle sort, avec son auxiliaire de vie, elle en glisse toujours dans son panier. Objectif : épingler avec humour commerces sans rampe d’accès et voitures mal garées.

« J’essaie d’agir à mon niveau, de façon amusante. Je suis adepte de la pédagogie active. J’adore aussi m’inspirer du street art. Bientôt, nous allons commencer à taguer au sol.»

Essaimer au-delà de son quartier

Pour le moment, elle rayonne sur le secteur Ledru-Rollin, Gare de Lyon, Bastille, Faidherbe. Mais elle aimerait trouver des complices pour faire campagne en faveur de l’accessibilité dans tout Paris, voire ailleurs.

« Dans mon quartier, je ne peux entrer que dans un seul café. » Les restaurants, bars, boulangeries, librairies, opticiens, cinémas, dentistes, médecins et bien-sûr toutes les entrées d’immeubles sont également impossibles d’accès. Sans compter les amis.

Carlotta encourage les commerçants faisant l'effort de l'accessibilité

Carlotta questionne les commerçants sur leurs projets de s’équiper d’une rampe, même amovible. « Tous me répondent qu’ils y pensent, que bientôt, qu’il faut demander au syndic, à la mairie, qu’on leur interdit, que les normes sont trop sévères… Pourtant, souvent, une simple pente en ciment ou une rampe  escamotable à quelques dizaines d’euros permettrait à tous les fauteuils et scooters ainsi qu’aux poussettes d’accéder presque partout. »

En plus des problèmes de mobilité, Carlotta compte s’attaque aux difficultés d’élocution, qui la concernent. Dans son entourage, elle a déjà conçu des affichettes indiquant quand elle a envie de prendre la parole… Simple !


A propos de Elise Descamps

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7 commentaire

  1. Bonjour
    Comment entrer en contact avec Carlotta svp
    Cordialement
    Claire

  2. Bravo pour toutes ces initiatives tellement évidentes !
    Il fallait bien une artiste pour penser la délicate cohabitation du handicap dans la ville
    Je suis preneuse des stikeurs stationnement ! peut-on les télécharger ?
    …pour mieux partager nos chemins.

  3. Génial ! où peut-on se procurer ces stickers et autres autocollants.

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