AAH en couple : « Le Gouvernement considère les personnes handicapées comme des personnes mineures »

Publié le 16 septembre 2021 par Franck Seuret
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Vingt-deux organisations manifestent ce jeudi 16 septembre. Elles dénoncent la dépendance financière des bénéficiaires de l'allocation adulte handicapé (AAH). Elles demandent que la loi cesse de prendre en compte les ressources du conjoint pour calculer l’AAH. Interview croisée de Pascale Ribes, présidente d'APF France handicap, et de Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l'Homme.

Faire-face.fr : Pourquoi lancer cette journée de mobilisation maintenant ?

Pascale Ribes, présidente d'APF France handicap. © Jérôme Deya

Pascale Ribes : L'individualisation de l'AAH est une revendication de longue date de notre association. En 2008, déjà, c'était l'un des mots d'ordre du mouvement Ni Pauvre Ni Soumis que nous avions initié. La proposition de loi visant à déconjugaliser l'AAH va revenir au Sénat, début octobre.

En utilisant la procédure du vote bloqué à l'Assemblée nationale, en juin dernier, le Gouvernement a empêché l'adoption du texte. C'est un déni de démocratie. La seconde lecture, par les sénateurs, est l'ultime chance de mettre fin à cette injustice sous ce quinquennat.

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Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l'Homme. © Jan Robert Suesser-BD

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