D’un monde à l’autre : réinventer sa vie après le handicap

Publié le 3 décembre 2019 par Claudine Colozzi
D'UN MONDE À L'AUTRE
Dans ce téléfilm, Pascal Demolon incarne Thomas, chef d'entreprise devenu paraplégique après un accident de voiture. © Christophe Brachet / KLIM PRODUCTION / FTV

À l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées du 3 décembre, France 3 diffuse ce soir D’un monde à l’autre, une fiction inédite sur le thème du handicap. Un accident de voiture fait basculer la vie de Thomas, chef d’entreprise. Comment se reconstruire et retrouver sa place au sein de sa propre famille quand on est devenu paraplégique ?

« On est comme des chats, on a plusieurs vies et là, c’est ta deuxième qui commence. » Voilà ce que Abdel (Yorick Adjal), compagnon de handicap, lance à Thomas (Pascal Demolon) alors qu’il s’apprête à retrouver sa famille après six mois passés en centre de rééducation.

Mais comment aborder cette deuxième vie quand tous vos repères sont chamboulés ? C’est le thème développé dans D’un monde à l’autre. Ce téléfilm est diffusé mardi 3 décembre sur France 3 pour la Journée internationale des personnes handicapées.

Retrouver une place et une nouvelle vie

Avant son accident, Thomas avait une vie confortable entre sa femme, ses enfants, la menuiserie familiale et ses copains. Désormais paraplégique, il va devoir se reconstruire. Avec beaucoup de colère au début contre le monde des valides auquel il n’appartient plus. Puis, progressivement, il va retrouver sa place et dessiner les contours de cette nouvelle vie. 

La qualité de ce film tient beaucoup à l’interprétation des personnages, principalement celle de Pascal Demolon. Tout en rage qui ne demande qu’à exploser. Juste, positif (limite un peu trop), crédible, D’un monde à l’autre a le mérite d’aborder ce thème sans enjoliver les choses.

Que perd-on quand on perd l’usage de ses jambes ?

« Comment voulez-vous que nous en sortions avec 860 euros par mois (NDLR : le film a été tourné en 2018) avec les traites de la maison à payer, deux enfants à élever et moi qui me suis arrêtée de travailler pour m’occuper de Thomas ? », s’insurge Camille (Anne Marivin), sa femme, face à la personne de la MDPH évoquant l’AAH.

Et en filigrane dans D’un monde à l’autre, une question : que perd-on vraiment quand on devient paraplégique ? Pas seulement l’usage de ses jambes, mais aussi son rôle social, de père et d’époux, sa dignité.

Le film montre comment Thomas va partir à la reconquête de sa place dans la société et auprès des siens. Une réussite.

D’un monde à l’autre, mardi 3 décembre à 21h05 sur France 3. Disponible en replay sur france.tv

Comment 2 commentaires

Et avec 530 euros environ avec 79 % reconnu pour une sep sclérose en plaque pour une personne de 25 ans qui n’a pu continuer dans sa profession
Sachant que c’est une maladie evolutive qui ne gueri.
79 % pour cent pourquoi pas 80 %
C’est mon petit fils

J ai toujours été handicapée mais j’ai dû changer de vie au moment de l arrêt d activité
professionnelle .Après un passage à vide j’ai trouvé une association SIMON DE CYRÈNE qui gère des maisons partagées .Ca a été un bonne solution pour moi et je m épanoui dans mon nouveau mode de vie

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